06-2019 – Comment rêver l’exposition ? Une recherche, avec Barbara Breitenfellner

WVZ 109 (détail), 2009, collage et sérigraphie, collection Sabine Schirdewahn et Matthias Wagner K © Barbara Breitenfellner

Comment rêver l’exposition ? Quelles formes, quelles figures, quels espaces occuperont l’exposition quand elle est rêvée avant (et pendant) d’être réalisée ? Quand le rêve n’est pas le sujet, mais le mode opérationnel de celle-ci ?
Suite à des séances de travail en étroite collaboration avec Barbara Breitenfellner, Displays et ses étudiantes-chercheuses Bettina Blanc-Penther, Inès Moreno et Fanny Terno, ont été développées des questions concernant l’exposition-installation et la possibilité d’expérimenter le hors- champ qui peut faire des expositions un espace de possibles.

En collaboration avec le CPIF et l’artiste, le groupe expérimentera une « recherche par l’exposition » in situ. Les membres du groupe habiteront pendant une nuit l’exposition au CPIF, expérimenteront celle-ci comme milieu qui influe de manière invisible mais viable les comportements, les pensées, et les rêves. Expérimentant en situation réelle les analogies entre rêve et exposition comme moments de songe, comme espace-temps suspendus tel un pas, ces habitant·es-chercheur·ses expérimenteront l’exposition-installation comme « temps du doute si je rêve ou suis éveillé » (Jean-Luc Nancy, Tombe de sommeil, Paris, Éditions Galilée, 2007, p. 56) durant une nuit en discutant, déambulant, dormant, filmant…

Enfin, un atelier de recherche public, « Comment rêver l’exposition ? », se tiendra en juin avec l’artiste et historienne d’art Stéphanie Jamet-Chavigny, spécialiste de « regards sur le sommeil ». Celui-ci aura comme objectif d’approfondir l’expérimentation de l’exposition. Il sera suivi par une rencontre dans l’exposition lors de laquelle Florian Ebner, chef de service du cabinet de la photographie du Centre Pompidou/MNAM, échangera avec l’artiste autour de cette question : « Comment exposer l’image ? ».

4-12-2018 – Conférence : J. Emil Sennewald « Exposition / Aussetzen » Staatliche Akademie der Bildenden Künste, Karlsruhe

En traduisant le terme d’exposition dans le sens plus large d’interruption, attention, mise en lumière, comme argumentaire ou mise en danger, la pratique d’exposer est présentée comme étant plus large que la simple présentation sous forme d’accrochage. En partant du project-room Café au lit qu’il a tenu avec l’écrivaine Andrea Weisbrod pendant 3 ans dans son appartement parisien, J. Emil Sennewald développera sa recherche par l’exposition en présentant Displays et le projet Surexpositions dont il est responsable à l’école de beaux arts ESACM où il enseigne en tant que professeur de philosophie. La conférence était possible grâce à un partenariat ERASMUS entre l’ESACM et la Staatliche Akademie der Bildenden Künste Karlsruhe.

Photographie : Benjamin Hochart lors d’une performance dans le cadre de la soirée Roven à Café au lit le 28 novembre 2011

26.10.2018 – Conférence : Inés Moreno, Nordik XII, University of Copenhaguen – Session ‘Mixed Media’ # Curating Materiality

NORDIK XII- L’Association Nordique des Historiens de l’Art organise les 19 sessions programmées pour la 12ème conférence triennale, à l’Université de Copenhague, 25-27 octobre 2018 intitulée « No Title ».

https://nordikxii.dk

La session  » Mixed Media » coordonnée par Dr. Wiebke Gronemeyer et Dr. Isabel Wünsche (Jacobs University of Bremen) vise à discuter de la pertinence de la matérialité dans l’histoire de l’art et les études visuelles.

Mixed Media #1 — Between Matter and Materiality (26.10.18)
Mixed Media #2 — Curating Materiality (26.10.18)
Mixed Media #3 — Materiality in Individual Artistic Practices (27.10.18)
Mixed Media #4 — Materiality in Specific Media (27.10.18)

Conférence d’Inés Moreno le 26.10.18, 14h15 (University of Copenhaguen, Large Auditorium)
Mixed Media #2 Curating Materiality « Experiencing material knowledge in exhibition practices » :
Seeking to reflect on the role of exhibitions for enhancing awareness about materials and processes implicated in art production within a broader socioeconomical context, this paper proposes to analyse three recent exhibitions shown in European institutions in order to identify various curatorial discourses on materiality in contemporary art.

La conférence est généreusement soutenue par la A.P. Møller and Chastine Mc-Kinney Møller’s Foundation for General Purposes.

Télécharger le programme complet

30.08.18 > 2.09.18 – Workshop : Inés Moreno, Projekt Bauhaus Werkstatt / Datatopia _ The Floating University, Berlin

Le projet d’été Bauhaus fait revivre la structure des ateliers du Bauhaus afin d’explorer le potentiel émancipateur de la technologie, de questionner l’idée du progrès et de formuler une critique du présent par le design. Dirigé par des experts dans les domaines de l’architecture, de l’urbanisme, de la sociologie, de la philosophie, de l’informatique, des médias, de l’histoire des technologies, de la théorie scientifique et de l’art, le projekt bauhaus Werkstatt occupe les espaces de la Floating University à Berlin jusqu’au 2 septembre.

Avec Morehshin Allahyari, Alliance of Southern Triangle, Armen Avanessian, Benjamin Bratton, Beatriz Colomina, Brave New Alps, Keller Easterling, Victoria Ivanova, Olaf Nicolai, Öffentliche Gestaltungsberatung, T’ai Smith, Ida Soulard, Georg Vrachliotis, Eyal Weizman, Ines Weizman, Mark Wigley, parmi d’autres.

Participation au workshop et groupe de travail « The Social Media Bauhaus » dirigé par Beatriz Colomina et Mark Wigley.

www.projekt-bauhaus.de.

www.floatinguniversity.org

06>10-2018 – Exposition : Before the eye lid’s laid, Agnès Geoffray, Le Point du Jour, Cherbourg

Co-commissariat de J. Emil Sennewald avec l’artiste Agnès Geoffray. Placées au-dessus des œuvres, les « inserts critiques » de J. Emil Sennewald n’en constituent pas des commentaires ; ils s’inscrivent, dans cette constellation, comme d’autres images de pensées, évocatrices et lacunaires. Il s’agit alors d’une mise en exposition de la relation entre critique et artistes, articulé par celle entre images et textes.

Image : Vue de l’exposition « Before the eye lid’s laid » au Point du Jour, Cherbourg, photo : Philippe Lebruman

L’exposition comme acte : Guantanámo @ John Jay College

Après que le Centre de la Photographie Genève a montré, moyennant les œuvres de la photographe américaine Debi Cornwall, « un autre visage de Guantanamo », c’est à New York City, dans les couloirs du John Jay College of Criminal Justice, un département de la City University of New York à Midtown Manhattan, que la figure de la détention se révèle. « Ode to the sea » montre 36 pièces fait par huit détendus, dont quatre ont été relâchés.

Un acte curatorial qui porte moins sur le valeur esthétique des pièces que sur le statut judiciaire de leurs auteurs. Il a déclenché une vague de publications et un débat publique sur celui-ci : désormais, le gouvernement des États-Unis a interdit que ces pièces soient emportées par des avocats pour être exposées en liberté. L’administration menacent les détendus à réduire leurs pièces « en cendres » et qu’ils seront expropriés de leur travail.

Un cas d’étude pour Displays : l’exposition fonctionne par sa viralité à travers des différents médias, et instrumentalise, comme on l’a pu voir partiellement lors de la documenta 14, ses objets comme moyen pour des fins politiques. Ceci change le statut de l’exposition et de sa curatrice, la professeure du crime en art, Erin Thompson : elles deviennent vecteurs d’émancipation et de mise en question des limites – de l’état, de la justice, de l’art. À suivre …

Source : Art from Guantánamo Bay

2017 – Collaboration avec l’ESACM : Sur-expositions

Sur-expositions – acteurs, images, projections d’une nouvelle tendance est un groupe de recherche situé à l’ESACM, École Supérieure d’Art Clermont Métropole et coordonné par Jacques Malgorn, Camille Varenne, J. Emil Sennewald. Partant du phénomène redondant de l’« artafricanisme », il a pour objectif à soulever des questions sur la fonction et le fonctionnement de l’exposition comme dispositif et comme mode d’identification des lieux, objets et sujets artistiques, particulièrement au moment d’une « sur-exposition » d’artistes d’une scène identifiée comme « innovatrice ». Ce projet se veut le point de départ pour des futurs projets de recherche artistique questionnant l’Europe, l’Afrique et le Monde.

Conçu en collaboration avec le groupe de recherche EnsadLab Displays, des réunions de travail prévues pour le 7 et 8 décembre à Clermont-Ferrand permettront d’identifier des axes principales pour discuter des explications du nouvel élan afro-européen, de soulever des positions exemplaires, notamment en photographie et film, d’analyser le rôle de festivals, biennales et foires et de préciser les écosystèmes impliqués et les espaces de critique possibles.

En appliquant la pratique d’une recherche par l’art, le groupe mène son travail non pas en confirmant l’émergence de l’art contemporain africain, mais plutôt en agissant avec. L’objectif n’est pas de se dissocier de l’objet de recherche pour l’analyser, mais au contraire de faire corps, et d’éprouver ses différentes formes et états. Le dialogue et l’échange sont donc au cœur de la méthodologie. Pour articuler cette pensée collective, les rencontres doivent se construire en amont, pour densifier le lien et créer les conditions d’une parole élargie et libre de circulation.

Ces journées sont donc principalement dédiée à l’organisation des journées de rencontre « sur-expositions », qui auront lieu début mai 2018 à l’ESACM.

Pour davantage d’informations contacter jesennewald@esacm.fr

LE MUSÉE EXPOSÉ – Jean-Loup Amselle – Éditions Lignes

Un excellent petit livre permettant d’identifier les enjeux de l’exposition aujourd’hui comme étant ceux d’une exposition tout court et non pas des expositions en musées. En fait il montre bien que les musées eux-mêmes sont désormais sujet d’exposition pour pouvoir agir comme vecteurs de « contemporanéité » : « On a donc affaire à une géopolitique et à un marché international des identités et des mémoires dont le musée est le contemporain puisque les questions politiques sont désormais devenues largement des questions identitaires, mémorielles, de reconnaissance, et que celles-ci se jouent largement au sein d’un espace un d’un syntagme muséal national et international. (…) Au sein du musée, le public vient en effet c´lébrer le spectacle de sa propre aliénation en tant que sujet social agissant. » (p. 42)

Source : LE MUSÉE EXPOSÉ – Jean-Loup Amselle – Éditions Lignes

On a Possible Passing from the Digital to the Symbolic | Yuk Hui

(c) Julien Salaud, cliché: Sophie Lloyd

Un essai qui pose une question centrale pour la discussion des possibilités d’emancipation des technologies numériques: celle de la capacité de symbolisation, autrement dit de la possibilité de distanciation et donc de culturation propre à ce que ces technologies proposent. On a su symboliser les astres, va-t-on arriver à symboliser des algorithmes? « What is inside the transition from the symbolic to the digital? Are symbols reducible to the digital? Under what condition can we pass from the digital to the symbolic? In order to elaborate on this questioning, I would like rst to present the relation between symbolization and technology as a contradiction. »

Source : (99+) On a Possible Passing from the Digital to the Symbolic | Yuk Hui – Academia.edu

Hito Steyerl: The Institution of Critique | eipcp.net

Un bref article de 2006 qui pourrait très bien servir pour identifier le possible rôle que la critique pourrait jouer au sein des démarches d’exposition de Displays. Au centre on y trouve le tournant du rôle identitaire de la critique vers un rôle précaire, le critique institutionnalisé (et il l’est aussi en tant que « critique indépendant ») comme agent de la précarisation de culture. Et puis le tournant d’une politique matérielle vers une politique représentative, c’est à dire le tournant du corps aux displays – il ne s’agit des institutions culturelles d’aujourd’hui pas de bâtiment qui intègrent des écrans comme médium, mais d’institution qui sont devenues des immenses displays et dont la présences d’écrans à l’intérieur n’est que le symptôme d’une transformation profonde vers un état représentationel de l’exposition.  
Source : Hito Steyerl: The Institution of Critique | eipcp.net

Curating the Digital – Space for Art and Interaction | David England | Springer

This book combines work from curators, digital artists, human computer interaction researchers and computer scientists to examine the mutual benefits and challenges posed when working together to support digital art works in their many forms. Curating the Digital explores how people can work together to make space for art and interaction. Curating the Digital is an outcome of a multi-disciplinary workshop that took place at SICHI2014 in Toronto. The participants from the workshop reflected on the theme of Curating the Digital via a series of presentations and rapid prototyping exercises to develop a catalogue for the future digital art gallery. The results produce a variety of insights both around the theory and philosophy of curating digital works, and also around the practical and technical possibilities and challenges.

Source : Curating the Digital – Space for Art and Interaction | David England | Springer

Geert Lovink, On the social media ideology

«Now that we live fully in social media times, it has become pertinent to do precisely that: link techne with psyche.» … «What remains particularly unexplained is the apparent paradox between the hyper-individualized subject and the herd mentality of the social.» … «One function of ideology as defined by Louis Althusser is recognition, the (in)famous interpellation of the subject that is being called upon.»

L’essai publié sur e-flux arrive bien a circonscrire les enjeux actuels d’idéologie. Même si il manque de retourner la question d’idéologie sur elle-même – comment l’idéologie apparente devienne-t-elle le propre des i-industries et donc leur contradiction – il est tres utile pour penser la question de la critique aujourd’hui et notamment celle de l’exposition.

Probe, the registration of the exhibition is the exhibition.

Probe is a virtual exhibition space by art-initiative Suze May Sho. Artists from different disciplines are invited to explore their own practice and challenged rethink their working methods.

Probe has walls no higher than 1,10m and a surface of 6m2. It’s a test lab, an artistic skinner box; Its small and practical dimensions enables artists to create works that are unthinkable in real life. The architecture of the space is flexible and wholly subservient to the exhibition: walls can be extended, doors can be removed, a floor made of glass, mirrors or wood, even the lighting situation can be fully controlled.

Probe’s flexible dimensions proposes questions as to the nature of space, seeing for example, that Probe can be wholly absorbed by the installation it contains. Exterior or interior, architecture or sculpture become relative notions. Probe can also be used as a tool for exhibition making.

Source: Probe

Museums & Instagram – SVA MA Design Research

Social media have become tools for museums to advertise their programs and collections, pass on general information about the institution and, most importantly, engage in a more direct dialogue with their audiences. This podcast explores the ways in which visitors and curators use Instagram in this context. It also questions the limitations of such platforms in museums through interviews with curators Brooke Hodge and Hallie Ringle, as well as with visitors to the MoMA.

Audio thesis research

Source : Museums & Instagram – SVA MA Design Research

View From Nowhere

October 9, 2004 Nathan Jurgenson had a good point by questioning the viewpoint or more precisely the situation and positioning of the gaze in big data realities. Which might bring us to discuss the spectator’s viewpoint altogether: the modern subject has been designed by exhibition, confronting Renaissance’s geometrical perspective, giving large place to all kinds of imaginary greatness and domination (see Jean Cristofol’s discussion of the anti atlas and his precise critique of cartographie). Now, if the view from nowhere becomes generalized (again) and in realm of positivist phantasies of almightiness is used by industrial firms to manipulate users, how can we reconsider gaze in the exhibition space to put the critics of illusionary but authoritarian, reductionist and simplifying subject-making at stake?

Source : View From Nowhere

Manifesto for a Post-Digital Interface Criticism

Andersen, Christian Ulrik, and Søren Pold’s 2011 seminal article about not only the possibilities and necessities of critical thinking under digital conditions, but about its form. Interesting to discuss further the displays-term and to ask about the surface – core-paradigm.

http://mediacommons.futureofthebook.org/tne/pieces/manifesto-post-digital-interface-criticism

Foundation for Exhibiting Art and Knowledge – Wesley Meuris

The artist’s book ‘Foundation for Exhibiting Art & Knowledge’ was published on the occasion of the exhibition ‘R-05.Q-IP.0001’ that was held at Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain. The collaboration between artist Wesley Meuris and Michel Dewilde (curator of the Bruges Cultural Centre) resulted in a volume constructed on the basis of a fictive foundation. Leafing through the book, one encounters a range of documents: from a mission statement to analytical statistics, from architectural exhibition plans to advertisements for exhibition projects. The volume also includes many texts and interviews.

Foundation for Exhibiting Art and Knowledge – Wesley Meuris

Digital Solidarity by Felix Stalder

Actually discussed for Kultur der Digitalität which hasn’t been, sadly enough, translated yet, Felix Stadler asked the right questions on the possibilities and the conditions on solidarity in digital conditions in this book, published 2013:

Felix Stalder’s extended essay, Digital Solidarity, responds to the wave of new forms of networked organisation emerging from and colliding with the global economic crisis of 2008. Across the globe, voluntary association, participatory decision-making and the sharing of resources, all widely adopted online, are being translated into new forms of social space. This movement operates in the breach between accelerating technical innovation, on the one hand, and the crises of institutions which organise, or increasingly restrain society on the other. Continuer la lecture de « Digital Solidarity by Felix Stalder »

Near Future Laboratory

Near Future Laboratory is a thinking, making, design, development and research practice based in California and Europe. The goal is to understand how imaginations and hypothesis become materialized to swerve the present into new, more habitable near future worlds. Their approach to future research leads to the production of case studies, events, workshops, fast-prototyped apps, innovative algorithms, curious objects, mock-ups, videos, fictional magazines, newspapers, product catalogs and more.

09-2016 – Versions, atelier-colloque international de recherche

Qu’attendons-nous des expositions, notamment dans le contexte des cultures post-numériques ? VERSIONS est un premier atelier-colloque international de pratique, discussion et critique pour expérimenter et discuter des formes d’exposition, du 5 au 16 septembre à la Maison Populaire de Montreuil. À l’inverse d’une démarche curatoriale partant d’une proposition donnée pour déployer des œuvres, Versions part des propositions des acteurs eux-mêmes, pour une expérimentation par la pratique des « conditions de possibilité » de l’exposition. Les participant·e·s interviennent en trinôme pendant deux semaines d’atelier, dont deux journées ouvertes de discussion auxquelles le public est invité sur réservation pour échanger avec les participant·e·s sur la question « Qu’attendons-nous des expositions ? ».

Les 5 et 6 septembre, premier atelier avec Yuk Hui, philosophe, chercheur associé à l’Institut de Culture et d’Esthétique des Médias Numériques de l’Université Leuphana à Lüneburg, Jan Kopp, artiste, enseignant (ESACM Clermont-Ferrand), Mathilde Roman, critique, curatrice et enseignante-chercheuse au Pavillon Bosio – École Supérieure d’Arts Plastiques de la ville de Monaco et l’équipe de Displays.

Le 7 septembre, discussion publique « Qu’attendez-vous des expositions » avec Eli Commins, artiste, chargé de la coordination de la politique numérique au Ministère de la Culture et de la Communication, Jean Cristofol, philosophe et enseignant-chercheur à l’ESAA Aix-en-Provence, Yuk Hui, philosophe, chercheur associé à l’Institut de Culture et d’Esthétique des Médias Numériques de l’Université Leuphana à Lüneburg, Jan Kopp, artiste, enseignant (ESACM Clermont-Ferrand), Claire Malrieux, artiste, enseignante (Beaux-arts Hauts-de France) et chercheuse EnsadLab, Mathilde Roman, critique, curatrice et enseignante-chercheuse au Pavillon Bosio – École Supérieure d’Arts Plastiques de la ville de Monaco, Ann Stouvenel, curatrice et responsable des arts visuels à Mains d’Œuvres.

Les 8 et 9 septembre, deuxième atelier avec Jean Cristofol, philosophe et enseignant-chercheur à l’ESAA Aix-en-Provence, Claire Malrieux, artiste, enseignante (Beaux-arts Hauts-de France) et chercheuse EnsadLab, Ann Stouvenel, curatrice et responsable des arts visuels à Mains d’Œuvres et l’équipe de Displays.

Les 13 et 13 septembre, troisième atelier avec Milad Doueihi, historien et titulaire de la chaire d’humanisme numérique à l’université de Paris-Sorbonne, Laura Gozlan, Véronique Souben, historienne d’art, curatrice et directrice du FRAC Haute-Normandie et l’équipe de Displays.

Le 14 septembre, discussion publique « Qu’attendez-vous des expositions » avec Martin John Callanan, artiste, Milad Doueihi, historien et titulaire de la chaire d’humanisme numérique à l’université de Paris-Sorbonne, Laura Gozlan, artiste, Guilhem Pratz, réalisateur et producteur, Véronique Souben, historienne d’art, curatrice et directrice du FRAC Haute-Normandie, Pau Waelder, critique et curateur, Marion Zilio, critique, curatrice et directrice du salon Young International Artists.

Les 15 et 16 septembre, quatrième atelier avec Martin John Callanan, artiste, Guilhem Pratz, réalisateur et producteur, Pau Waelder, critique et curateur et l’équipe de Displays.

Un évènement co-organisé par le groupe de recherche Displays, EnsadLab – Laboratoire de recherche de L’EnsAD, coordonné par Thierry Fournier (artiste, curateur, enseignant EnsadLab et Ensad Nancy) et J. Emil Sennewald (critique d’art, journaliste, enseignant Esacm et EnsadLab), et le labex ICCA. Étudiants-chercheurs EnsadLab Displays : Gaspard Bébié-Valérian, Thomas Cheneseau, Dorian Reunkrilerk, chercheuses associées Pauline Gourlet (designer et doctorante Univ. Paris 8) et Rahaf Demashki (graphiste et artiste, doctorante à l’Université de Rennes 2). Merci à Annie Agopian, Floriane Benjamin, Marie Koch, Vladimir Demoule et l’équipe de la Maison Populaire de Montreuil.

Logo-Ensad-ICCA-MCC

2016-2017 – Gaspard Bébié-Valérian, Thomas Cheneseau et Dorian Reunkrilerk, nouveaux étudiants-chercheurs Displays

EnsadLab Displays a le grand plaisir d’accueillir ses nouveaux étudiants-chercheurs pour l’année 2016-2017 : Gaspard Bébié-Valérian (artiste et curateur, co-responsable de Oudeis, Le Vigan), Thomas Cheneseau (artiste et curateur), Dorian Reunkrilerk (chercheur en art et design, co-fondateur du projet ACA).

07-2016 – Publication : Recherche par l’exposition et condition post-numérique

Publication : Thierry Fournier, J. Emil Sennewald et Pauline Gourlet, Recherche par l’exposition et condition post-numérique, Proteus Journal #10, Le Commissariat comme forme de recherche [en ligne], publié le 10 juillet 2016. La version anglaise de cet article sera publiée le 5 septembre 2016.

Abstract

Nous considérons que l’exposition comme forme de recherche doit être abordée dans le contexte d’une condition post-numérique, caractérisée par une présence désormais généralisée du numérique et du réseau. Nous développons dans cet article l’incidence de cette condition, en montrant comment elle a déplacé la question du commissariat vers le curatoriat et la curation et comment elle a transformé les interactions entre acteurs, objets et espaces et déplacé les méthodes. Plutôt que le seul commissariat, nous proposons alors d’aborder la notion d’exposition comme « pratique cognitive » qui provoque la pensée plutôt qu’elle ne la représente. Une recherche par l’exposition vise une émancipation de ses acteurs en plaçant ses composantes en situation transductrice : sujets, contextes, objets, espaces et dispositifs.

Mots-clés

Commissariat d’exposition, curatoriat, post-digital, émancipation, transduction

Extrait (introduction)

Sous l’emprise de l’industrie culturelle contemporaine, alors que les institutions, marchands et politiques cherchent à maximiser le profit symbolique de la culture, que les technologies numériques deviennent le quotidien de la « médiation » en art et de la muséographie, que les territoires du pouvoir de définition sont renégociés entre acteurs culturels et scientifiques sous le terme de « recherche », il devient capital de poser la question des conditions. Conditions de la recherche, de la culture, de l’exposition, qui sont largement remodelées par l’omniprésence du numérique et d’internet, qui ne sont pas arrivés à leur fin, mais, comme l’a formulé si justement l’artiste Hito Steyerl, « is all over ». Après les utopies, promesses et idéologies des « nouvelles technologies », après l’ubiquité du numérique, après l’économie de l’expérience et de la capture attentionnelle, après enfin que la sphère culturelle ait été transformée de manière fondamentale pour devenir un processus qui se regarde soi-même en train d’agir, comment peut évoluer la pensée des expositions et comment le commissariat peut-il constituer une forme de recherche ?

Pour limiter le champ d’analyse de cet article, nous nous concentrerons ici sur les expositions en art. Nous tenterons de définir ce qui caractérise une condition post-numérique et ce qu’elle a déjà changé aux processus d’exposition. Nous aborderons ensuite ce que serait une recherche par l’exposition, puis nous tenterons de dessiner les enjeux d’une pensée par l’exposition et en quoi elle serait redéfinie par une condition post-numérique. Nous interrogerons enfin les possibles réappropriations de ces dispositifs : comment les artistes et les commissaires peuvent-ils proposer une expérience émancipatrice ?

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29-6-2016 – Conférence : After post-digital writing

Dans le cadre d’une série de conférences sur l’art contemporain et sa critique, J. Emil Sennewald intervient au département d’histoire de l’art, Ruhr-Université Bochum. Sujet de sa conférence : « After post-digital writing – für eine Kritik im Zeitalter des Digitalen ». Il y développe notamment l’impact du digital sur la notion d’exposition et les conséquences de cela pour les pratiques artistiques et critiques.

Image : cage d’escalier de la bibliothèque de l’université du Ruhr à Bochum, avec une œuvre de Heinz Kasper en 2012, (c) photo : Marion Nelle

06-2015 – Rencontre Displays : Expérimentations et publics

Comment évoluent les attentes et les pratiques des spectateurs ? Le 4 juin 2015 à l’Ensad.

Avec Eli Commins (auteur et metteur en scène, chargé de la coordination de la politique numérique, DGCA, Ministère de la Culture), Nathalie Candito (responsable de l’évaluation, Musée des Confluences, Lyon), Raphaële Jeune (commissaire d’exposition, Art to be) et François Mairesse (muséologue, professeur à l’Université Paris 3, CERLIS / ICCA). Modérateurs : Thierry Fournier (artiste, curateur et chercheur, responsable du projet Displays, EnsAD) et J. Emil Sennewald (critique et journaliste, enseignant, co-coordinateur du projet).

Comment évoluent les attentes et les pratiques des spectateurs, la distribution (ou le recouvrement) des rôles entre artistes, commissaires, critiques, muséographes, scénographes ? Comment le relier au contexte de la critique institutionnelle ? Comment expérimenter avec et en présence du public ? Quels sont les objectifs et enjeux de la participation et notamment des réseaux sociaux dans les musées et les expositions ?

05-2016 – Rencontre Displays #2 : Espaces

Comment évoluent l’espace et les lieux de l’exposition ? Le 29 mai 2015, Ensad.

Avec Jean Cristofol (philosophe et chercheur, ESA Aix-en-Provence, Mari Linnman (commissaire d’exposition, Nouveaux Commanditaires, Contexts, Paris) et Pau Waelder (critique, commissaire d’exposition et chercheur, Palma de Mallorca). Modérateurs : Thierry Fournier (artiste, curateur et enseignant) et J. Emil Sennewald (critique d’art, journaliste et enseignant), coordinateurs du groupe de recherche Displays.

Comment évoluent l’espace et les lieux de l’exposition ? Une partie importante de l’accès à l’art et à la culture s’effectuant désormais en ligne, comment évolue la spécificité d’expérience des expositions ? Quelles formes s’inventent-elles dans un dialogue entre espace réel et réseau ? Comment lier espaces collectifs de l’exposition et pratiques individuelles du web ? Comment mettre en œuvre une critique et une émancipation vis-à-vis des logiques de l’économie de l’attention ? Comment qualifier les relations entre musées, expositions en ligne et bases de données ?

30-03-2015 – Rencontre Displays #1 : Nouveaux objets

Comment évoluent les objets de l’exposition ? Lundi 30 mars 2015, Mac Créteil.

Avec Inke Arns (commissaire d’expositions, directrice du Hartware MedienKunstVerein, Dortmund), Charles Carcopino (commissaire d’exposition, festival Exit et MAC Créteil), Marc-Olivier Gonseth (conservateur du Musée d’Ethnographie de Neuchâtel), Emmanuel Mahé (directeur de la recherche de l’EnsAD), François Mairesse (professeur à l’Université Paris 3, CERLIS / ICCA), Claire Malrieux (artiste et enseignante à l’Ensci, Paris) et Omer Pesquer (concepteur muséographique, enseignant à l’Université Paris 3). Modérateurs : Thierry Fournier (artiste, curateur et enseignant) et J. Emil Sennewald (critique d’art, journaliste et enseignant), coordinateurs du groupe de recherche Displays.

Comment évoluent les objets de l’exposition : des objets physiques et des œuvres vers les gestes, les situations performatives, expérimentations et processus ? Les éditions numériques, les formes mobiles, le réseau, la reproductibilité et la simulation bouleversent-ils les formes curatoriales ? Comment les expériences de co-création muséographique peuvent-elles s’exercer en art ? Quelles approches critiques appellent ces nouveaux objets ?

Partenaire du projet, la MAC Créteil accueille Displays à l’occasion du festival Exit dans son nouvel espace d’expérimentation MAC Plus.

2015 – Rencontres Displays

Displays a organisé trois rencontres publiques au printemps 2015. Elles ont pour objectif de lancer le projet, identifier les problématiques, questionner les réalités et de créer des outils pour la suite. Elles constitueront dans le même temps un premier terrain de discussion et de préfiguration des trois thématiques principales et de collaboration avec les invités. Une publication numérique sera éditée suite à ces rencontres, comme outil de documentation, de travail et de développement.

Table ronde 01 : Nouveaux objets, 30 mars, MAC Créteil

Table ronde 02 : Espaces de l’exposition, 29 mai 2015, Ensad

Table ronde 03 : Expérimentations et publics, 4 juin 2015, Ensad

06-2014 – Colloque EnsadLab Diip : Expérimenter le musée

Colloque « Expérimenter le musée » le 20 juin 2014 à l’Ensad dans le cadre de EnsadLab / Diip, organisé par Emmanuel Mahé, directeur de la recherche, et Thierry Fournier, artiste, curateur et enseignant-chercheur.

Comment expérimenter au musée, ou comment expérimenter le musée – autant pour ceux qui les animent que pour ceux qui les pratiquent ? Jusqu’où peut-on essayer, prendre des risques, commettre des erreurs, comme concepteur mais aussi comme visiteur ? Comment mettre en œuvre dans le temps, dans l’espace et dans l’organisation, les conditions spécifiques d’une innovation et d’une invention collective ? Une publication a été créée en temps réel pendant la rencontre. Conçue et réalisée par l’équipe de g-u-i avec Lucile Haute, Tom Huet et Jean-François Robardet, elle a été finalisée dans le mois suivant la journée d’études et publiée sur Lulu.com. Cette expérience innovante prolonge ainsi la notion d’expéri­men­tation dans le champ éditorial. Liens : www.g-u-i.net

Participants

Conçue comme une journée intensive de discussions et d’échanges entre les invités et un public délibérément limité, elle réunissait Samuel Bausson (co-fondateur du projet Muséomix), Abla Benmiloud-Faucher (responsable partenariats, direction des partenariats culturels, Orange), Xavier Boissarie (fondateur de Orbe et enseignant, Paris), Noémie Breen (chef d’unité conception et production multimédia, Musée du Louvre, Paris), Nathalie Candito (responsable du service des éditions et de la valorisation, Musée des Confluences, Lyon), Anne Lamalle (directrice de projets culturels et numériques / RMN, Louvre, Louvre-Lens, Jean-Pascal Marron (chef de projet multimédia, Nîmes Métropole), avec Emmanuel Mahé et Thierry Fournier.

Protocole : trois espaces pour une publication en direct

Pour permettre la création de la publication dans le même temps que la discussion, la journée d’étude est répartie en trois espaces :

Colloque

La journée d’études a été exclusivement consacrée à des échanges libres autour de questions choisies, le public peu nombreux étant invité à participer aux débats. Chacun avait pu prendre préalable connaissance des activités des invités, afin d’entrer directement dans le vif du sujet. L’absence de de keynote ou de vidéoprojection permettait de privilégier les discussions. Les invités partagent une table en « U » tournée vers le public. Quatre écrans dispersés dans la salle donnent à voir l’élaboration de la publication en direct, dans la pièce voisine.

Espace d’édition

Relié à l’espace de conversation par une retransmission audio, un secrétaire prend en note les notions abordées. Ces notes sont ensuite réparties entre trois postes de modeleurs qui vont en proposer une représentation. En fin de processus, un éditeur sélectionne les représentations, réécrit la note prise pour en faire une légende et recompose ligne par ligne la séquence de discussion.

Espace de restitution

Une sélection de modelages et le chemin de fer de la publication sont exposés aux participants et spectateurs, à la fin de la journée.

Publication

Commander la publication sur Lulu, 68 pages, couverture souple, prix 5.62 €.

Réalisée en direct pendant la journée d’études, cette publication propose un compte rendu sélectif de ses discussions. Cette expé­rience innovante prolonge ainsi la notion d’expéri­men­tation dans le champ éditorial. Un fil vertical associe des phrases-clefs notées au vol, une sélection issue du live tweet, des photographies et des modelages en plasticine figurant des concepts ou situations. Sa consultation peut être accompagnée de l’écoute du verbatim audio, ci-dessous.

Verbatim audio de la rencontre

Écouter l’ensemble des discussions de la journée d’études, chapitré par les différentes questions abordées.


Présentations générales

Expérimenter le musée

Quelles expériences de rupture ?

Où est l’expérimental ?

Quel rôle pour les artistes ?

Introduction après-midi

Quels modèles de collaboration ?

Quel espace existe-t-il pour les erreurs ?

L’expérimentation juridique

Comment évaluer les expérimentations

Conclusion : de quoi peut-on rêver ?

Organisateurs et modérateurs

Emmanuel Mahé, directeur de la recherche Ensad http://www.ensad.fr
Thierry Fournier, artiste, curateur et enseignant-chercheur (EnsadLab, Ensa Nancy, Sciences Po), http://www.thierryfournier.net

Intervenants

Jean-François Robardet, artiste plasticien, reportage photographique
Lucile Haute, Ensad, live tweet

Conception et réalisation de la publication

Benoît Verjat (artiste, designer et étudiant- chercheur à EnsadLab), Tanguy Wermelinger (éditeur et designer tanguywermelinger.com), Nicolas Couturier, Bachir Soussi-Chiadmi, Angeline Ostinelli, Sarah Garcin, Julien Gargot (designers, g-u-i.net), Tom Huet (scénographe et concepteur lumière et étudiant-chercheur à EnsadLab, tomhuet.com), Anne Sophie Milon (illustratrice et animatrice, anne-sophie-milon.com), Hélène Bertin (artiste).